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Arthrose du genou : l’embolisation des artères géniculées réduit la douleur à 12 mois

Recherche publiée dans Radiology en 2026.


L’arthrose du genou fait souffrir des millions de personnes, et lorsque la kinésithérapie, les anti-inflammatoires et les infiltrations ne suffisent plus, la prothèse reste souvent la seule option. Une équipe de l’hôpital universitaire de la Charité, à Berlin, rapporte qu’une technique peu invasive, l’embolisation des artères géniculées, a réduit durablement la douleur chez 194 patients suivis jusqu’à un an.

douleur médiane (0–10) : 7 → 4 à 6 semaines → 3 à 12 mois
80 % des patients évalués : amélioration cliniquement significative
Principaux résultats sur la douleur.

Comment fonctionne l’embolisation

Dans l’arthrose, l’inflammation favorise la formation de petits vaisseaux sanguins anormaux autour de l’articulation, qui entretiendraient la douleur. Sous contrôle radioscopique, le radiologue guide un cathéter jusqu’aux petites artères du genou et y injecte des microsphères qui bloquent ces vaisseaux. Ici, il s’agit de microsphères de gélatine résorbables, conçues pour se dissoudre en quelques heures. Il n’y a ni incision ni remplacement de l’articulation.

Les résultats

L’équipe de Florian Nima Fleckenstein a traité 194 patients (114 femmes et 80 hommes, âge médian 69 ans) dont les douleurs persistaient malgré au moins trois mois de traitement conventionnel. Au total, 239 procédures ont été réalisées, certains patients ayant les deux genoux atteints. Toutes ont réussi sur le plan technique. La douleur médiane est passée de 7 sur 10 avant le traitement à 4 au bout de six semaines, puis à 3 à six et douze mois. Les scores de qualité de vie liés au genou ont plus que doublé, de 19 à 40. Aucun effet indésirable modéré ou grave n’a été observé ; des complications légères et passagères, comme une coloration temporaire de la peau, sont survenues dans 6,7 % des procédures.

Pourquoi rester prudent

L’étude n’avait pas de groupe témoin ni d’intervention simulée, ce qui empêche de séparer l’effet réel de la technique d’un effet placebo ou de l’évolution naturelle de la maladie. Le suivi à douze mois ne concernait plus que 79 % des patients. Surtout, les essais contrôlés existants donnent des résultats contrastés : un essai de 2026 comparant l’embolisation à une procédure simulée n’a pas trouvé de différence significative, et une synthèse récente n’a pas montré d’avantage net face au placebo. Rien n’indique non plus que la technique ralentisse la perte de cartilage. La Society of Interventional Radiology estime qu’elle peut être proposée à des patients soigneusement sélectionnés, en attendant des essais plus larges.

Cet article a une visée informative et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

Source primaire : Équipe de F. N. Fleckenstein (Charité – Universitätsmedizin Berlin), Radiology, 319(3), 2026.

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